Distillerie Claeyssens (Wambrechies) :
Le marketing au secours de la tradition

Si la populaire « bistouille » (un trait de genièvre jeté dans le café du matin, avant d’embaucher à l’usine) est tombée en désuétude, la distillerie Claeyssens reste une institution… pas seulement locale puisqu’on vient de loin pour y sentir le parfum du passé et voir ses alambics en cuivre patiné. Neuf mille visiteurs, individuels ou en groupe, se pressent à chaque opération portes ouvertes ! Une belle promo pour l’établissement et aussi pour Wambrechies, cette « ville à la campagne » qui a fait de l’enseigne Claeyssens l’étendard de son argumentaire touristique…

Les propriétaires sont des Belges. Les premiers arrivèrent sur les rives de la Deûle en 1817. Pas étonnant donc que les bâtiments avec leurs ancestrales machines soient reconnus « monument historique ». Puis d’autres Belges suivirent en 1998 avec la reprise par les Grandes Distilleries de Charleroi dont le PDG, M. Daniel Vendramin, achètera deux ans plus tard la marque concurrente et voisine, à Loos-lez-Lille. La production fut rapatriée sur Wambrechies devenu du coup le dernier lieu d’élaboration de cet alcool dans le Nord.

Merci Dany Boon !

Depuis un demi-siècle les changements de comportement ont profondément modifié la consommation. La distillerie qui, après la guerre, produisait 6 millions de bouteilles est tombée à 250.000… L’alcool naturel n’a plus trop la cote. Alors nos contemporains seraient-ils devenus sobres ? Disons plutôt qu’ils boivent… autrement !

« Notre survie est dans notre capacité à coller au goût des consommateurs : notre force est notre gamme qui, à côté du genièvre, s’est agrémentée de liqueurs à base de fruits et de cocktails où notre produit-phare sort de son statut de digestif pour se décliner dans de multiples associations de goûts… ». Toutefois le genièvre, eau de vie de grain garde ses inconditionnels qui apprécient surtout un arôme naturel préservé par la distillation. Des amateurs dont les rangs se sont providentiellement renforcés avec la sortie de « Bienvenue chez les Chtis » : en référence à la boisson citée dans le film « régionaliste » de Dany Boon, on a vu le genièvre s’offrir en cadeau typique pour marquer un passage dans le Nord !

Une grande famille

Le genièvre s’est adjoint nombre de petits frères et sœurs : citons la vodka (un autre alcool de grain), le gin ou le whisky… Cet automne la carte a été encore enrichie par l’apparition d’un cocktail, le « Loos Mojito » dans lequel le genièvre se substitue au rhum habituellement utilisé, et d’un digestif le « Spécu…Loos ». Et puis, pays du Nord oblige, il y a la bière de Wambrechies (300.000 bouteilles par an). Au total près de trente produits sont ainsi élaborés sur place, l’embouteillage s’opérant au siège de Charleroi où quarante personnes s’activent à l’assemblage d’alcools et à la mise en bouteilles de quelque 800 boissons diverses et variées produites par le groupe wallon ou pour le compte d’autres firmes.

Le chiffre d’affaires wambrecitain, lui, approche 2.000.000 €. Le personnel comprend trois emplois administratifs, deux commerciaux, tandis que trois personnes sont à la production, les deux dernières se chargeant de l’accueil touristique qui, ici, est un secteur d’activité à part entière !

-Dominique ADAM-

Contact :

1 rue de la distillerie 59118 – Wambrechies 
tél : 03.20.14.91.91 ; www.wambrechies.com .
Ouverture aux visiteurs sur rendez-vous.

La distillerie Clayessens accueillera le Club de la presse pour fêter le Noêl du Club

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.


 

 

 

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